Un jean mûrement muri

Et oui celui-là s’est fait sacrément attendre. Coupé il y a 1 an et demi, assemblé il y a un an, et terminé cette semaine…

Toujours sur la base du patron Jalie 2908, un nouveau slim en tissus extensible avec un toucher doux, un peu duveteux, acheté à Domène chez indigotex.

J’avais dans l’idée d’innover un peu pour les poches arrières. Et bien c’était pas du gateau. En effet, après avoir monté mon pantalon avec des finitions tip top, la première version était immettable… L’effet visuel sur l’arrière était… beurk beurk. Indescriptible, mais ça me donnait l’impression d’avoir un arrière train difforme et disproportionné… Dommage j’avais pris des photos, mais impossible de remettre la main dessus (9 mois après effectivement…) Bref le pantalon s’est retrouvé relégué au placard…

Et puis finalement, et suite à la lecture de nombreux articles par ci par là sur l’importance de la position des poches d’un jean (notamment un  en anglais, mais impossible de remettre la main dessus. Bref j’ai décidé de tenter le tout pour le tout et de découdre les poches arrières afin de les repositionner plus bas, et surtout plus centrées. Finalement, le résultat me parait bien plus portable.

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Les jambes sont pas mal plissées. C’est entièrement volontaire. D’une part j’aime que mes slims soient bien longs pour recouvrir des bottines, mais surtout, j’aime avoir des plis à partir des genoux. Bref c’est fait exprès.

Niveau détails ça donne ça :

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Ah bein bravo… J’ai même pas enlever les traces de craie,  ni les petits fils qui dépassent !

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L’ajustement dos du patron me semble au final parfait, pour peu de passer un peu de temps à choisir le placement des poches.

Je suis quand même un peu chafouinée,  alors que mes poches étaient parfaites à l’origine (posées au tout début, avant d’assembler l’avant et l’arrière), j’ai eu bien du mal à faire quelque chose de droit et régulier en les replaçant une fois le pantalon monté… j’ai un peu honte mais bon, après 3 étapes de couture/découture, j’ai abandonné.

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On devine un peu l’ancienne place des poches. On voit bien le gros décalage.  Bon j’espère qu’après un premier lavage ces marques partirons.

Un autre truc qui me chafouine, c’est l’avant. Le tissus que j’ai utilisé a beaucoup moins de tenue qu’une toile de jean classique. En montant le pantalon je me suis demandé si il fallait que j’entoile ma braguette et ma ceinture. Puis j’ai décidé que non, pour justement ne pas trop rigidifier mon pantalon. Mais en fait, j’aurai définitivement dut…

Résultat, j’ai un plis très très moche qui se forme à la ceinture, qui n’a aucune tenue, et la braguette est toute plissée. Je n’ai pas eu le courage de démonter la ceinture, alors ça restera comme ça ! Si quelqu’un a une idée pour éviter ça, sans pour autant cartonner mon tissus avec de l’entoilage, je suis preneuse !

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Pour les détails techniques, j’ai fait la taille 38, avec une ceinture à léger enforme (comme sur les version différentes). J’ai tout assemblé avec du fil « Extra Fort » en polyester Mettler.

Malgré ses quelques défauts, ce pantalon va passer sur le haut de la pile à présent !

Premières broderies

Ce n’est pas faute de ne rien faire, mais j’ai du retard dans mes publications.

Bref, voila mon travail du weekend dernier (un weekend pour le faire, un weekend pour publier…)

Inspiré du travail d’Alabama Chanin, notamment basé sur le travail de broderie sur jersey associé à la technique des appliqués inversés. En réalité, la « philosophie » d’Alabama Chanin se repose sur la slow couture, avec des vêtements en  jersey  ‘décorés’ et assemblés entièrement à la main. Là, je n’ai pas eu encore le courage prendre le temps de tout faire à la main, donc l’assemblage je l’ai fait avec ma toute nouvelle surjeteuse BabyLock Ovation !! (oui aussi une excuse pour la tester pour la première fois !!)

J’avais déjà parlé ici des jerseys de la Cantate du Chanvre. L’été d’il y a deux ans, dans une folie colorée, j’avais acheté plusieurs mètres de jersey chez eux, tous plus chatoyant les uns que les autres…mais finalement, je porte essentiellement du gris et du noir, j’ai donc repoussé leur utilisation. Et puis, après avoir déménagé tous ces mètres de tissus (1/2 du total de mes cartons consacrés à la couture pardi!!), j’ai pris la décision de les écouler au plus vite. Ajouter à cela mon emménagement en contrées froides, j’avais un cruel besoin de tee-shirt à manches longues.

J’ai donc utilisé une partie de mon coupon de jersey épais orange vif en chanvre/coton 220-240 g/m². Ce jersey est dense, et pas du tout extensible (il a une très bonne tenue). Il est donc particulièrement adapté aux méthodes d’Alabama Chanin. Notez toutefois que depuis, la Cantate du Chanvre propose des jersey épais de 210  g/m², filé et tissé en Belgique (une partie de la production est donc plus locale a présent), et que cette nouvelle fabrication donne des jersey infiniment plus doux et fluides et EXTENSIBLE (attention, comme il n’y a pas d’élasthane, ce n’est pas ELASTIQUE). C’est donc chouette !

Bref ce jersey super-flash avait définitivement besoin d’être adoucit – j’ai donc doublé tout l’avant du tee-shirt avec du jersey couleur ‘naturel’ (beige) récupéré sur  un tee-shirt promotionnel en coton bio.

Je suis partie du patron « Plantain » de Deer&Doe, qui est une bonne base de tee-shirt a encolure dégagée. J’ai cependant redessiné le corps selon un tee-shirt du commerce pour faire un tee-shirt ajusté et non flottant, afin de mieux s’adapter à la raideur de mon tissus (qui en plus est accentué par le doublage intégral avec le jersey beige). J’ai aussi élargi les manches depuis les mi-bras, pour donner de l’ampleur aux coudes (et éviter l’effet poches en fin de journée) en évasant jusqu’en bas des manches pour pouvoir faire des bracelets froncés.

Et voilà le travail !

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J’ai tracé les motifs à main levée. Les broderies sont faite avec du coton perlé DMC achetés sur une brocante. Quelques touches de fil doré permettent de structurer le vide à l’intérieure des plus grosses feuilles.

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Et conformément à ma décision d’appliquer la règle du « 1 tee-shirt, 1 culotte », je lui ai fait une culotte assortie !

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Je suis partie de mon patron de base copié sur des vieux shorty H&M (achetés au lycée…c’est pour dire !!). Pour éviter que l’arrière ne se détende en cours de journée, j’ai pris des élastiques transparents dans les bordures, mais sans beaucoup le tendre, pour ne pas froncer (ni cisailler le gras !)

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Pour plus de confort, j’ai fait une large ceinture – simplement composé d’un élastique souple et large (2,5 cm) pas du tout spécifique à la lingerie, glissé dans une ceinture repliée en jersey contrastant.

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Oui, il faudrait que je songe à rentrer mes fils de broderie…

Bon ça fait une culotte bien épaisse, pas forcément discrète sous un pantalon ultra-slim, mais bien couvrante, ce sera parfait sous une jupe ou une robe.

Au final, bien que ultra-orange, j’aime beaucoup mon nouvel ensemble. En revanche, je me rend compte que j’aime bien plus le rendu des broderies de ma culotte, plus fines et élaborées… A retenir pour les prochains ouvrages !

Bon la prochaine fois, c’est décidé j’applique cette technique à un des modèles du livre d’Alabama Chanin « Alabama Studio Style » !

Le manteau de mariage

On continue dans la série des mariages. Sauf que là, pour un mariage de Novembre (Novembre 2014 hein, faut pas croire que j’ai tout fait d’un coup, j’ai de quoi faire une bonne quinzaine d’articles sans toucher ma machine à coudre ), il faut bien plus qu’une robe ! C’est donc un manteau de mariage que j’ai eu la lourde tâche de coudre.

Je ne suis pas allées dans des contrées couturistiques inconnues, puisque j’ai réutilisé le patron de mon premier manteau, le patron pochette Simplicity 7461 (apparemment, il a changé de nom, et maintenant c’est la pochette 2508)

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Les manteaux ne nécessitant pas un ajustement aussi précis que les robes, et que en plus la mariée vit à 500 Km, je me suis contentée de ses mensurations pour directement réaliser la version définitive du manteau.

Le manteau est cousu en taille 40 dans un drap de laine Italien gris provenant de CB Tissus, à Grenoble.Comme le tissus est assez fluide, le col et les pans croisés avant sont thermocollé avec un non-tissé. La doublure est en satin de polyester épais. Et puis pour éviter d’avoir à faire des boutonnières sur deux épaisseurs de lainage, les boutons sont uniquement décoratifs puisque le manteau se ferme avec des grosses pressions cousues à la main.

Bien que le gris de ce tissus est joliment lumineux, j’ai égayé le manteau avec quelques fines arabesque en fil argenté. Bon c’est très discret, tellement discret que j’ai eu du mal à les faire ressortir sur les photos….

Cette deuxième version du patron, et les trois années d’expérience en plus m’ont permis de comprendre l’assemblage de la doublure qui m’avait posé soucis lors de ma première version. Autant les explications sont très bien faites pour ce qui est de l’extérieur, autant il n’est précisé nulle part que la doublure n’est pas une reproduction identique  de l’extérieur du manteau…Et forcément, si on a pas la même chose que sur les schémas, c’est un peu galère de passer à l’étape d’après….  En réalité, la doublure doit être coupée moins longue (le soucis c’est que je ne sais pas de combien, j’ai coupé au feeling… et surtout un peu plus large, afin de pouvoir former un pli d’aisance au milieu du dos. En plus, les explications d’assemblage n’optimise pas l’assemblage des manches, puisque la méthode proposée dit de finir l’assemblage des manches à la main à points glissés une fois le manteau fini, alors qu’une simple technique permet de les assembler bien plus proprement à la machine en même temps que le reste du corps. Je me suis d’ailleurs aidée de ce super tutoriel du blog ‘In the mood for couture‘ pour monter ma doublure, et le résultat est assurément beaucoup plus net que sur ma première version !

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Et bien sur, une poche intérieure assez grande pour contenir un chéquier !

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Ma tante à reçu son colis une semaine avant la date fatidique… Le manteau lui va comme un gant ! Ouf !

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Pas plus de détails le jour du mariage malheureusement, la nuit tombe vite en Novembre et le créneau photo a été très serré. Dommage, le manteau sur la robe vieux rose rendait particulièrement bien ! J’ai quelques photos portées du lendemain, mais la lumière n’était pas de notre côté !

 

 

En plus, l’avantage, c’est qu’un manteau de mariage, c’est que contrairement à une robe, on peut beaucoup plus simplement le mettre tous les jours d’après !

LE projet

Il faut dire que celui-là m’a pris un bon moment…Plus de 6 mois en fait! Et puis la publication du projet m’a demandé encore plus de temps… 1 an et demi !

Lorsque Louise m’a demandé de lui faire sa robe de mariage, j’ai hésité à accepter…c’est quand même une sacrée pression, et j’avais peur qu’elle soit déçue du résultat. Et puis elle m’a expliqué ce qu’elle voulait, et elle avait une idée très précise, elle faisait un peu de couture donc savait a quoi elle pouvait s’attendre… Alors je me suis lancée.

La demoiselle voulait une robe évasé, sans fronces ni froufrous, et surtout, un dos croisé !

Lors de notre première rencontre, pour le choix de la forme et des patrons, elle avait apporté un ancien Burda…. (1995 !) dans lequel  elle avait repéré un patron de robe à des bretelles croisées dans le dos (robe 111 pour ceux/celles qui ont quelques archives à portée de main). Ce patron étant pour une robe courte fourreau, nous sommes parties à la recherche d’une jupe longue évasée et ample afin de former le bas de la robe, et c’est dans le burda de juin 2012 que nous avons trouvé notre bonheur : la jupe 111.

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Trois toiles ont été nécessaires pour tester le modèle, ajuster, équilibrer, noter, couper, rajouter, recouper…et tester les décorations

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Bon une des toile était dans un tissus tellement dégueu qu’on a pas pris de photo…

Pour la vraie robe, nous avons choisi un satin de coton blanc, et un voile de coton blanc pour doubler la jupe. Comme on peut le voir sur les photos de l’essayage intermédiaire, le satin de coton est vraiment…transparent !

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Essayage intermédiaire – Il manque un bon petit coup de fer…

Et est enfin arrivé le jour du dernier essayage, après 6 mois de mûrissement. Au final, le haut est entoilé et doublé avec le satin de coton lui-même, et la jupe est doublée avec deux épaisseurs de satin de coton. L’ourlet bas est un ourlet roulotté à la surjetteuse.

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Et voilà la robe finie ! – Il manque toujours un coup de fer…

Bon je me dit que la prochaine fois, j’essayerai de faire de belles photos lors de l’essayage final, histoire de rendre hommage à la robe car là je suis un peu déçue, je trouve que les photos que j’ai ne lui rendent pas honneur..

Et voilà la robe en situation !

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Bon et bien voilà, il semblerait que ce blog reprenne de l’activité !

La mini

Aujourd’hui, une jupe !

Cousue à l’occasion d’un anniversaire, j’ai pu recommencer un patron déjà utilisé il y a un bon moment de cela, mais jamais posté car, le lainage noir c’est quand même galère à prendre en photo, et que ça ne rendait pas honneur à ma jupe…Mais celle-ci étant très seyante et tout à fait confortable à porter, je m’étais promis de recommencer. C’est chose faite.

Le patron est celui de la jupe 111 du Burda de janvier 2011. Il n’y a pas grand chose à dire sur ce modèle qui est relativement simple à coudre. J’ai entièrement doublé la jupe, parce que le blanc, c’est transparent ! Un seul regret, j’avais commencé par faire une doublure avec le même tissus que le passepoil, mais le bleu sous le blanc fait ressortir les marges de couture, qui sont légèrement visibles. Ça me chiffonne…j’aurais pu y penser !

J’en profite pour m’excuser pour les photos…je manque de fond blanc pour prendre des photos dans mon chez moi…et en plus mon appareil n’est pas terrible…Les photos qui ne rendent pas grâce à mes projets, c’est mon désespoir du moment.

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MiniBlanche_avt(2) MiniBlanche_profil MiniBlanche_dos(1)MiniBlanche_avt(4) MiniBlanche_detail(1) MiniBlanche_interieur Et voila  la doublure ! Finalement, comme j’ai assemblé la doublure et l’extérieur endroit contre endroit, et que j’ai retourné le tout par un petit trou laissé dans le bas de la jupe, elle pourrait presque être réversible… J’ai tout de même surpiqué le bord haut de la doublure avec le surplus de couture pour que tout reste bien en place.

MiniBlanche_detail(2)J’ai cousu la jupe en taille 38, en allongeant juste de 2 cm le modèle pour coller à la taille de la fermeture éclaire. Normalement le modèle prévoit une fermeture invisible sur le côté, mais pour casser le côté très simple du modèle je l’ai remplacé par une fermeture centrale séparable.

Et hop ! Déshabillage express !

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J’espère que cette mini plaira à sa destinatrice, qui devrait recevoir son paquet dans le week-end…

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Le polo du père noël

J’ai clôturé l’année 2014 avec une première couturistique : une patte polo !

 Pour cette première j’ai utilisé le patron de Céline Girardeau. Son empiècement avant permet de ne pas avoir à  passer l’étape ultra angoissante du coup de ciseau dans le col avant que si tu l’a pas fait droit ton polo est mort avant même d’avoir vu le jour…

Je disais donc, avec son empiècement à l’avant, ce polo règle simplement le problème, et en plus, un empiècement sur le torse, c’est assez seyant.

Parlant de seyant, j’avais remarqué sur les différentes réalisations exposées sur le net que le patron est prévu plutôt ample, pas vraiment moulant… Comme monsieur préfère plutôt les formes ajustées, j’ai mixé ce patron avec le tee-shirt basalte d’Ivanne Soufflet, qui est prévu beaucoup plus ajusté.

J’ai donc gardé l’encolure et les empiècements du polo en taille S et le début de la ligne d’épaule, mais j’ai fini sur le bout de la ligne d’épaule du tee-shirt Basalte en taille 44. J’ai ensuite continué en prenant les emmanchures et les côtés du Basalte. Et comme j’avais déjà fait ce modèle et que la taille 44 était un poil trop ample, j’ai encore retiré 1 cm aux cotés et sous les manches.

J’ai utilisé des tissus que j’avais en stock, un jersey de coton kaki/gris flammé et un baptiste (? je crois vu la texture ? ) acheté chez Petit Pan lors d’une virée parisienne. Comme j’ai fait avec le stock, je n’avais pas un autre tissus uni coordonné, donc je n’ai pas fait la version du polo avec le double col. Mais c’est sur que je la ferais prochainement…

Bon voilà en fait j’ai passé presque plus de temps à préparer mon patron et couper mes pièces qu’à coudre le polo..d’autant que le « flammage » du jersey n’était pas perpendiculaire au droit fil…j’ai mis un moment à me décider si il valait mieux suivre le droit fil ou le « motif »… je crois que j’ai changé plusieurs fois d’avis en cours de découpe, donc en fait, ça dépend des pièces…

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Au final, le patron du polo est très bien expliqué et assez simple pour peu qu’on y aille tranquillement – le seul moment un peu agaçant c’est qu’il n’y a pas de repère de sens au moment de placer le col sur le pied de col et au final avoir le tissus qu’on veut sur ou sous le col…Il faut donc bien réfléchir à ce moment… bon bien sur, je me suis plantée et j’ai du découdre mon col de mon pied de col et recommencer…

Suite à cette séance photo, j’ai tout de même dû promettre qu’à noël prochain, je ferais un pull ;-P

La robe Peter Pan

Lorsque le sujet du concours « Art Cousu » est sorti sur T&N, j’étais en train de chercher une tenue pour un mariage qui devait se tenir le 8 novembre ! Autant dire qu’à cette date, le facteur météo est primordial dans le choix de la tenue…

L’idée du concours est de s’inspirer d’une oeuvre d’art pour créer un vêtement… Mais on ne peut pas dire que j’ai été marquée par beaucoup d’œuvres d’art dans ma vie. En fait, il n’y en a que deux qui me sont venues à l’esprit : Coquelicots de Monet, et la statue de Peter Pan qui se trouve au Kensington garden à Londres.

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« Coquelicots – Claude Monet 1873 »

 Autant dire que l’oeuvre de Claude Monet, bien qu’ayant bercé ma jeunesse, ne m’inspirait pas grand chose qui corresponde à un temps automnale de Novembre…

La statue de Peter Pan, qui se trouve au Kensington garden à Londres a été imaginée par l’écrivain de Peter pan, J.M Barrie, et fut concrétisée par l’artiste George Frampton en 1906. Je l’ai découverte lors de mon premier voyage à Londres lorsque j’avais environs 8 ou 9 ans, et elle m’avait énormément marquée, avec ses petits détails d’animaux de la forêt et d’êtres féeriques…Je vous laisse juger !

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Photo provenant du site de Timothy Byford http://www.timothybyford.com/

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Photo provenant du site de Timothy Byford http://www.timothybyford.com/

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Photo provenant du site de Timothy Byford http://www.timothybyford.com/

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Photo provenant du site de Timothy Byford http://www.timothybyford.com/

J’aime cette ambiance de foret où se dissimulent de petits êtres et créatures, fantastiques ou non. J’ai donc voulu me faire une robe qui pourrait également m’évoquer cette ambiance. Une petite robe de laine, une jolie ceinture ornée d’entrelacs…un certain côté petit lutin même, que j’affectionne particulièrement.

J’ai utilisé une flanelle de laine verte récupérée sur une djellaba ramenée du Maroc lors d’un voyage familial.

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Prise un peu par le temps, j’ai encore exploité une valeur sure : la robe 108 du Burda de Mai 2011 utilisé ici et . J’ai simplement redessiné l’encolure pour avoir un dos fermé et une encolure en V. Comme pour la robe tapisserie j’ai remplacé la jupe à fronces par une jupe triangle reprise d’un autre patron, le New look 6557.  En revanche, de manière à avoir quelque chose de plus ajusté, j’ai approfondi les pinces du dos de 1 cm chacune, enlevant ainsi 4 cm en tout à la taille.

J’ai gardé une marque de la djellaba en conservant les cordelettes décoratives du devant sur ma robe. Comme la djellaba manquait d’ampleur, j’ai dut ruser un peu et couper les jupes devant et dos en 3 parties pour avoir l’ampleur nécessaire.

Place aux photos ! Mais la robe n’a que moyennement apprécié le voyage en voiture jusqu’à la forêt…désolée pour les plis…

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Le buste est entièrement doublé, parce que oui la laine à même la peu, c’est pas terrible…. et je me suis inspirée des finitions de la djellaba d’origine pour les valeurs de couture de la jupe : j’ai rabattu toutes les marges par des points invisibles à la main.

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Bien sur, pour un mois de novembre, la robe sans manche n’est pas suffisante, mais avec un sous-pull ou une petite veste elle a parfaitement fait l’affaire pour le jour J !

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